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Selon l'Union Presse, "les pharmaciens n'apprécient pas la concurrence" à Châlons

L'Union Presse, à travers le travail de son auteur Gauthier Hénon, a publié le 8 novembre dernier un article sur l'ouverture d'une pharmacie Lafayette à Châlons-en-Champagne, dans la Marne (51). Cette présentation met en exergue la levée de boucliers face au modèle low cost prôné par Lafayette Conseil, modèle que certains pharmaciens semblent méconnaître profondément.

Ce matin, la pharmacie Lafayette, spécialisée dans les bas prix, ouvre ses portes. Pas vraiment du goût des autres officines qui mettent en avant leurs forces.

Depuis jeudi, il y a du mouvement dans la rue des Lombards. À peine l’établissement de Sophie Petit fermé, c’est une autre officine qui prend le relais. Ainsi, ce matin, la pharmacie Lafayette permettra au centre-ville de retrouver un peu plus de vitalité dans un contexte morose. « Notre but est d’aider les jeunes à s’installer. Faire en sorte de les mettre dans les meilleures conditions pour qu’ils soient pharmaciens, chefs d’entreprise et commerçants », lance en préambule Hervé Jouves, le président de Lafayette Conseil.

Le credo de la société ? « Avoir du choix, proposer nos compétences et assurer des prix les plus bas », développe-t-il. Une politique dont va pouvoir profiter Châlons. « C’est une ville de 45 000 habitants avec une situation géographique intéressante. Cela rentre pleinement dans notre projet. Ici, on contribue à la redynamisation d’un centre-ville tout en restant proche des professionnels et des clients », appuie le président.

« Une politique commerciale agressive »

Une politique qui ne plaît pas à tout le monde. Du côté des autres pharmacies, on se montre plus que méfiant face à une telle arrivée. « Nous sommes les derniers professionnels de santé sans rendez-vous. Nous ne comptabilisons pas le temps d’écoute, les conseils que l’on peut donner. C’est une valeur ajoutée à notre métier. Je ne suis pas sûr que ces officines qui arrivent puissent passer autant de temps que nous à le faire », clame Jérôme Sicard, pharmacien de la place Foch.

Des prix low cost ? Le Châlonnais balaye d’un revers de la main l’argument. « Je n’y crois pas du tout. D’autant que la plupart des professionnels châlonnais remboursent quand on trouve moins cher », rappelle-t-il. Pierre Kreit, président régional de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, abonde en ce sens. « Lafayette a débuté sa politique commerciale agressive dans les grandes villes et s’attaque désormais aux moyennes. On peut se demander si leur valeur ne se résume pas dans le fait de vendre le plus possible. En tout cas, leur démarche ne s’inscrit clairement pas dans l’esprit de notre profession », attaque-t-il, mettant en exergue « des différences de prix minimes ».

Travailler sérieusement

Un raisonnement qui n’étonne pas Hervé Jouves. « C’est pour cela que nous n’avons pas souhaité communiquer sur notre installation. Nous voulons pouvoir travailler sereinement. Il y a une grande méconnaissance de notre modèle. Nous pouvons cohabiter sans mal. On s’ajoute à une proposition de professionnels de la santé. Et il y a de la place pour tous. Les prix sont libres en France. On peut proposer l’offre tarifaire que l’on souhaite », se défend le président de Lafayette Conseil.

Pour développer son argumentaire, il renvoie à l’avis des Châlonnais. « La meilleure réponse viendra des Châlonnais qui y trouveront sans mal leur compte. » Dans la rue des Lombarts, peu de passants connaissent les us et coutumes de Lafayette. Pour le moment. « Il ne faut pas oublier que de plus en plus de gens ne peuvent se soigner, faute de moyens », conclut Hervé Jouves. Les pharmaciens préfèrent en rire.

 

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